Clovis (465-511)

 
Né vers 465, mort à Paris en 511 - Fils de Childéric Ier et de Basine. 

En 481 / 482. Avènement de Clovis. (son nom Clodovech ou, en vieux francique, Hlod-Wig " illustre à la guerre ")
D'après Grégoire de Tours, Clovis n'aurait eu que quinze ans, lorsqu'il succède à son père Childéric Ier.

 

Tournai : cité romaine prise en 431 par les francs , devenant pour les premiers rois mérovingiens un lieu de résidence.

 

En 486. Le vase de Soissons.
     Clovis engage la lutte contre Syagrius. " Le roi des Romains " et le bat à Soissons ce qui lui permet d'asseoir son autorité jusqu'à la Loire. Ce dernier cherche refuge à Toulouse auprès d'Alaric (roi des Wisigoths). Clovis oblige Alaric à lui livrer Syagrius et met celui-ci secrètement à mort. Après la victoire, Clovis, selon la coutume, partage le butin en lots qui sont ensuite tirés au sort. A la demande de l'évêque Rémi, Clovis met de côté un vase liturgique. Un soldat proteste frappe le vase de sa hache en criant " Tu ne recevras que ce que le sort te donnera vraiment! ". Au milieu de la stupéfaction générale provoquée par ce geste, le roi dévora patiemment l'affront se fit donner le vase (contrairement à ce qu'affirme la légende, le vase ne se brisa pas) et le remit à l'envoyé de l'évêque. Lors de l'inspection générale annuelle, Clovis se venge de l'affront en plantant sa hache dans la tête de celui qui avait frappé le vase, en disant " Ainsi as-tu traité le vase de Soissons ". Mort s'en étant suivie.

Pour unifier la Gaule romaine, alors divisée et morcelée, il élimine les petits rois saliens, francs ayant obtenu leurs terres (saliques) en Gaule. Il annexe de la même façon le Royaume de Cambrai, en éliminant le Roi qui l'avait aidé à Soissons, le Roi Ragnacaire. Il se dirige avec le même succès vers la Thuringe (Pays-Bas) en battant Chararic, Roi des Thuringiens. En 496, il détruit les Alamans du "Rhin supérieur" à la bataille de Tolbiac (Allemagne, vers Cologne).

En 498. La conversion de Clovis.
Menacé par les Alamans, les francs Ripuaires font appel à Clovis qui est trop heureux de saisir cette occasion pour mettre la Champagne à l'abri de leurs raids. Victoire de Clovis à Zûlpich (Tolbiac). Clovis aurait promis , en échange de la victoire de se convertir au " Dieu de
Clotilde " (Clotilde épouse de Clovis). Le 25 décembre, baptême de Clovis (ce qui fit de lui le premier roi barbare catholique)par l'évêque Rémi dans le baptistère de l'église métropolitaine de Reims. Nombre de ses fidèles le suivent vers le catholicisme, si bien qu'il peut désormais compter sur l'appui du clergé gallo-romain. Il est tout autant apprécié des chrétiens d'Aquitaine, alors persécutés par les Wisigoths d'Alaric II.
A noter : Depuis le baptême de Clovis en la Cathédrale de Reims, tous les sacres des Rois de France se sont fait à Reims.

Vers 500-501, Clovis tend à concrétiser son hégémonie sur la Gaule en battant les Burgondes.

En 507. La bataille de Vouillé.
Protecteur de l'église des Gaules, et encouragé par cette dernière, Clovis se heurte à Alaric II, roi des Wisigoths (les Wisigoths bien que catholiques sont des hérétiques ariens : ils nient la Trinité de Dieu), dans la plaine de Vouillé, à 15 kilomètres à l'Ouest du Clain, à la même hauteur que Poitiers. il remporte la bataile de Vouillé contre le Roi Wisigoth Alaric II qui est tué, grâce à l'appui de son nouvel allié, le Roi Burgonde Gondebaud qui lorgne sur la Provence. Clovis assoit dès lors une autorité quasi-totale sur la Gaule (sauf en Provence).La Bataille de Vouillé fut de la plus haute importance, le Wisigoth Alaric II étant (depuis Syagrius) un souverain suffisamment puissant pour prétendre dominer la Gaule.

A sa mort le 27 novembre 511, son royaume s'étend des Pyrénées jusque bien au-delà du Rhin et Paris est sa capitale. Selon la coutume franque, ses héritiers se partagent le royaume. Ainsi naquirent les rois Mérovingiens (qui tirent leur nom de Mérovée, grand-père mythique de Clovis). Des luttes successorales souvent violentes vont agiter pendant environ 200 ans les rois Mérovingiens. A travers tous ces partages, continuellement remis en question et les guerres fratricides, subsiste néanmoins l'idée de l'unité foncière du royaume franc. A plusieurs reprises l'ensemble du pays est réunifié sous le sceptre d'un seul souverain : Clovaire I (558 - 561), Clovaire II (613 - 623) et son fils Dagobert I (629 - 639). Ce dernier est le seul des rois Mérovingiens qui a laissé un bon souvenir ; grâce sans doute à la reconnaissance du clergé qu'il combla de bienfaits et des conseillers ecclésiastiques dont il s'entoura. Ils insufflèrent un souci d'ordre, de justice et de moralité rarement trouvés chez les autres rois Mérovingiens. Après sa mort la dynastie Mérovingiennes n'a plus fourni au trône que des rois fantoches (les rois fainéants). L'incapacité des derniers Mérovingiens eut de graves conséquences, l'anarchie ruina le commerce et l'industrie. L'unité de la Gaule se brisa en fragments, Austrasie, Neustrie, Aquitaine (tout à fait indépendantes et hostiles). L'autorité tomba dans les mains de celles des maires du palais (majordome et ministre des finances). Autour de la fonction, des luttes sans merci se livrent entre les grandes familles, beaucoup plus riches et puissantes que les rois. En Austrasie, s'impose une véritable dynastie de maires du palais : les Pippinides, du nom de Pépin de Herstal , qui peu à peu vont imposer leurs lois sur les autres.

Clovis eut 04 fils :

- Thierry Ier, Roi d'Austrasie.
- Clodomir, Roi d'Orléans.
-
Clotaire Ier, Roi de Soissons, puis seul Roi en 558.
- Childebert Ier, Roi de Paris.